On parle de cancer du sein avancé quand le cancer s'est répandu au delà de l'air de la poitrine, notamment le long de la chaîne de ganglions lymphatiques du bras (appelés ganglions axillaires). Certains praticiens distinguent ainsi phase avancée (envahissement ganglionnaire) et phase métastatique (apparition de tumeurs distantes sur d'autres organes). Mais cette distinction n'est pas toujours pertinente d'un point de vue thérapeutique, les traitements préscrits étant pratiquement dans l'un et l'autre cas. Dans le cas du cancer du sein avancé, les traitements actuels peuvent prolonger la vie de plusieurs mois, voir de plusieurs années, mais les espoirs de guérison sont faibles.

Il existe plusieurs solutions thérapeutiques dont le but est d'allonger la vie en améliorant sa qualité (moins de douleurs notamment) mais elles n'ont pas d'objectif de guérison.
La mastectomie, l'ablation du ou des seins touchés est fréquement prescrite. A cela s'ajoute un curage axillaire, c'est à dire le retrait de l'ensemble des ganglions lymphatiques du bras.
Les cellules cancéreuses étant plus vulnérables face au rayons ionisants que les cellules normales, la radiothérapie va permettre de réduire le nombre de cellules cancéreuses et donc leur envahissement du corps. Malheureusement certaines cellules cancéreuses résistantes au rayons vont se multiplier et remplacer les cellules cancéreuses détruites. La radiothérapie permet cependant de gagner plusieurs mois sur la maladie.
Il est théoriquement possible d'améliorer les résultats des radiothérapie par l'usage de certaines molécules issues de l'alimentation ou de plantes médicinale mais leur usage est encore en phase expérimentale (voir l'article: améliorer la radiotherapie)
Les chimiothérapies, en oncologie, désignent généralement les traitements visant à bloquer la division cellulaire. On parle de produits antimitotiques. Les chimiothérapies sont systématiquement utilisées lorsque le cancer avancé du sein n'a pas fait l'objet de traitements antérieurs. Malheureusement ces produits s'attaquent au mécanisme même de division cellulaire et affectent aussi les cellules normales. Il n'est donc pas possible d'utiliser les chimiothérapies de manière continue sur une longue période. De plus, là encore, certaines cellules cancéreuses résistantes aux agents de chimiothérapie vont se multiplier et remplacer les cellules cancéreuses détruites. Le cancer devient alors résistant aux chimiothérapies.
Il est là aussi théoriquement possible de limiter l'apparition de ces résistances à l'aide de molécules issues d'aliments courants ou de plantes médicinales, mais il s'agit encore d'une approche experimentale.
Il est possible d'utiliser des médicaments qui vont bloquer la production de certaines hormones féminines. Ces hormones jouent en effet un rôle de stimulant de la croissance des cellules cancéreuses. En bloquant leur production il est possible de freiner la croissance des tumeurs.
Un tiers des femmes est éligible au traitement par herceptine qui prolonge la vie de plusieurs mois. L'efficacité du traitement par herceptine ne dépend pas du stade de la tumeur mais de la présence ou non sur les cellules cancéreuses d'un type de recepteurs appelés HER2. voir l'article sur l'herceptine).
Le pronostic du cancer du sein avancé n'est pas bon mais les espoirs de survie à long terme ne sont pas négligeables. Environ 20% des femmes atteintes d'un cancer du sein avancé sont encore en vie 5 ans plus tard. Le pronostic est meilleur si le cancer est découvert d'emblée en phase avancé, par rapport au cancer ayant évolué malgré les traitements.
Il faut préciser que les statistiques de survie demandent, par définition, plusieurs années de recul et qu'elles n'intègrent ainsi pas les dernières avancées médicales.